L’Histoire du Club

cooltext1162441066

titre

Le Montpellier Hérault Sport Club (MHSC) est un club de football français basé à Montpellier et fondé en 1919 sous le nom de Stade Olympique Montpelliérain (SOM).

Après avoir remporté la coupe de France en 1929, les Montpelliérains participent à la première édition du championnat national professionnel en 1932 en compagnie de dix-neuf autres clubs pionniers. Le club héraultais va ensuite alterner les saisons en Division 1 et Division 2 pendant trente-sept ans avant de s’effondrer au début des années 1970.

Lorsque le club est racheté en novembre 1974 par Louis Nicollin, il évolue en division d’honneur du sud-est et c’est sous son impulsion que le club héraultais, appelé alors Montpellier la Paillade Sport Club Littoral, va remonter au plus haut niveau en seulement huit saisons.

Ce n’est qu’en 1989 que le club adopte définitivement son nom actuel, restant ainsi dans l’esprit des Français comme un club de football relativement jeune. Le Montpellier HSC va alors connaître une période de succès avec une victoire en coupe de France en 1990 et plusieurs participations à des coupes d’Europe. Mais au début des années 2000, le club redescend en Ligue 2 évitant même de justesse la relégation en National avant que Rolland Courbis puis René Girard ne le ramènent sur le devant de la scène française en 2010. En 2012, René Girard et son équipe rentrent dans l’histoire du club en remportant le premier titre de champion de France du Montpellier HSC.

Le club qui évolue en première division depuis la saison 2009-2010, est toujours à ce jour présidé par Louis Nicollin qui en est également l’actionnaire principal. L’équipe a terminé à la septième place lors du dernier exercice de championnat de France de football.

Après avoir évolué au Parc à Ballons et au stade des Aubes à ses débuts, au parc des Sports de l’avenue du Pont Juvénal entre 1923 et 1967 puis au stade Richter jusqu’en 1974, le club s’est installé définitivement au stade de la Mosson en 1976.

Depuis 2001, le Montpellier HSC possède également une équipe féminine qui évolue au premier échelon national lors de la saison 2014-2015.

Du SOM à La Paillade (1919-1974)


 

• Naissance du SOM:

En 1914, des notables montpelliérains créent un comité provisoire d’encouragement aux sports dans le but de donner naissance à un club omnisports nommé le Stade Olympique Montpelliérain (SOM). Il est ainsi prévu de construire un parc des sports à proximité de l’ancienne maternité (avenue du Professeur Grasset aujourd’hui) mais le début de la Première Guerre mondiale stoppe net ce projet.

En 1919, le projet renaît et une poignée d’amateurs ambitieux et fortunés, regroupés au sein de l’Association Générale Sportive Montpelliéraine (AGSM), créent le Stade Olympique Montpelliérain, un club omnisports (football, rugby à XV, athlétisme, boxe, tennis). Son siège est situé au Café de Paris, boulevard de l’Esplanade et il adopte les couleurs de la ville, tenue blanche avec écusson rouge.

Jusqu’à alors projet plus que vrai club, le SOM se concrétise réellement en septembre 1919 lorsque le club somiste du président Robert fusionne avec La Vie au Grand Air du Languedoc (VGAL), club omnisports fondé en août 1917 et presque uniquement consacré au football. Ce club créé sous l’impulsion et sur le modèle de la VGA Médoc de Bordeaux est le meilleur club montpelliérain de l’après-guerre et venait de remporter la Coupe du Midi contre la VGA Médoc (4-2) au mois de mai 1919. La VGAL se fond dans le nouveau club somiste en devenant le socle de sa section football. La nouvelle entité commence ses entraînements le 28 septembre 1919 et joue le premier match de son histoire (match amical) contre le Red Star Alaisien sept jours plus tard (victoire 6-0).

• Victoire en CDF et entrée dans le professionnalisme:

La fusion et l’apport des joueurs montpelliérains issus de la VGAL permettent au SOM d’effectuer des débuts remarquables. Le 2 novembre 1919, Le club joue le premier match officiel de son histoire face au Sport Club Montpelliérain dans un derby comptant pour le premier tour de la Coupe de France (match nul 2-2). Sept jours plus tard, il fait ses premiers pas en Championnat de 1re série de la Ligue du Sud de Football Association, à Cette, face au Stade Cettois (victoire 1-0).

En 1920, le SOM remporte son premier titre en battant le FC Cette en finale de la coupe du Médoc, l’équivalent de la coupe du Languedoc ce qui lui donne un ascendant décisif face à la multitude de clubs du Clapas. La même année, les Somistes inaugurent le stade des Aubes, financé par l’AGSM. Le stade n’est pas clôturé, et les recettes sont faibles. Le club se retrouve expulsé en août 1922 après avoir exigé des travaux à l’AGSM et évolue alors la plupart du temps sur des installations mises à la disposition par l’armée.

Le 30 septembre 1923, le club s’établit dans un stade neuf, le parc des Sports de l’avenue du Pont Juvénal, situé à 600 mètres de la place de la Comédie. Le SOM est propriétaire de ce complexe sportif financé par les dirigeants et plusieurs mécènes.

La saison 1925-1926 est marquée par une grave crise interne. Une affaire de malversations est dévoilée par la Fédération française de football et le District du Languedoc prend de lourdes sanctions : le président Robert est suspendu cinq ans, plusieurs joueurs quittent le club, et le SOM, bon dernier, est relégué pour la première fois de son histoire.

Il en profite pour changer de nom : le Stade Olympique Montpelliérain est renommé Sports Olympiques Montpelliérains pour souligner le caractère omnisports du club, les initiales restent cependant SOM.

Les somistes remontent très vite en Division d’Honneur et le promu remporte le titre de champion de la ligue du Sud-Est 1927-1928, devant le FC Sète. Il se qualifie ainsi pour la phase finale du championnat de France mais est éliminé par le Stade français. En coupe de France, le club atteint pour la première fois, en neuf participations à cette épreuve, les huitièmes de finales. Le SOM s’incline face au FC Sète 1-3 à Marseille.

L’arrivée du SOM parmi les meilleurs clubs français s’explique par un recrutement de qualité. Aux côtés des Louis Mistral, Roger Rolhion, René Dedieu, on retrouve le trio suisse des frères Kramer (Auguste, Georges et Edmond), les Yougoslaves Branislav Sekulić et Milorad Mitrović. Officiellement venus comme étudiants, les deux yougoslaves symbolisent l’amateurisme marron, phénomène très répandu en ces années précédant la mise en place du professionnalisme. Leur qualité d’étudiant leur permet de jouer également pour le Montpellier Université Club, champion de France universitaire à six reprises entre 1925 et 1936.

En 1929, les Montpelliérains accèdent à la finale de la coupe de France après avoir éliminé l’US Annemasse, le Stade Olympique de l’Est, le FC Mulhouse, le Stade rennais et le Stade raphaëlois. La finale voit s’affronter deux clubs héraultais, le SOM et le FC Sète. Le 5 mai 1929, les somistes remportent la coupe de France à la suite d’un match crispé, ils s’imposent 2-0 sur des buts d’Auguste Kramer et Edmond Kramer. Le club entre également dans l’histoire de la coupe de France en alignant trois frères (Auguste, Edmond et Georges Kramer) lors de la finale. Autre record, Auguste Kramer est auteur de 11 des 22 buts de son club lors de ce parcours en coupe de France marquant à chaque tour de la compétition. Le FC Sète s’incline pour la troisième fois en finale, mais obtient sa revanche dès l’année suivante en éliminant le SOM en quarts (4-1) avant de s’imposer en finale.

Les somistes se retrouvent de nouveau en la finale de la coupe de France en 1931, mais échouent face au Club français (0-3). En l’absence du défenseur Milorad Mitrović, le SO Montpelliérains présente une équipe à forte tonalité languedocienne, l’Alsacien Pierre Hornus étant le seul joueur non originaire de la région.

Encore champion de ligue du Sud-Est en 1932, le SOM passe professionnel et participe ainsi au premier championnat de première division avec dix-neuf autres clubs pionniers. Le premier match de l’histoire du SO Montpelliérains en Division 1 se déroule le 11 septembre 1932 au parc des sports de Montpellier devant 4 000 spectateurs. À cette occasion, le SOM s’impose 2-0 contre l’Olympique d’Alès. Les Héraultais terminent finalement quatrièmes de leur groupe lors de cette première saison professionnelle du championnat de France.

• Alternance entre seconde et première division:

Le SOM chute en Division 2 à l’issue de la saison 1935-1936 après trois années en Division 1. Au printemps 1937, le club, a un passif de 370 000 francs. Le comité directeur décide alors de dissoudre le SOM et de le recréer immédiatement sous une autre appellation, le Sports Olympiques Montpelliérains redevient alors le Stade Olympique Montpelliérain et efface sa dette aux yeux de la fédération.

En coupe de France, le club se fait remarquer en éliminant, en décembre 1937, le FC Sochaux-Montbéliard (4-0), futur champion de France de division 1. L’année suivante, les Montpelliérains, toujours pensionnaires de division 2, atteignent les quarts de finales après avoir éliminé l’Olympique de Marseille et l’AS Cannes.

La Seconde Guerre mondiale éclate et les somistes participent au championnat de guerre de 1re division de la zone libre. Sous la pression du gouvernement de Vichy, le SOM fusionne avec les rugbymen de l’Union Sportive Montpelliéraine et durant trois saisons, le SOM devient l’USOM. Le club atteint les demi-finales de la zone libre de la coupe de France en 1943 où il est défait par l’AS Cannes. Lors de la saison 1943-1944, Joseph Pascot, secrétaire d’État aux Sports du gouvernement de Vichy, fait disparaître les clubs professionnels au profit d’équipes dites fédérales.

L’USOM redevient donc amateur et remporte le Championnat du Languedoc en ne concédant que deux défaites en seize rencontres mais est éliminé par l’AS Cannes en phase finale nationale. L’Équipe fédérale Montpellier-Languedoc représente, elle, le football professionnel languedocien, en comptant dans ses rangs les meilleurs joueurs de l’USOM, du Nîmes Olympique, de l’Olympique d’Alès, du FC Sète et de l’USA Perpignan. Les Languedociens finissent avant-dernier du championnat fédéral et sont éliminés en quarts de finale de la coupe de France.

Redevenu le SOM, les Montpelliérains retrouvent l’élite à l’issue de la saison 1945-1946 qui les consacre champion de France de Division 2 pour la première fois de leur histoire. Cette remontée est due à une équipe à forte teinte languedocienne (Hervé Mirouze, Louis Favre notamment) encadrée par Istvan Zavadsky.

Après quatre années difficiles en première division, avec pour meilleur classement une douzième place en 1949, les somistes sont à nouveau relégués en division 2. Ils remontent néanmoins en 1952-1953 mais redescendent aussitôt. Au printemps 1953, le président Fox recrute l’ancien international gardien de but Julien Darui en qualité d’entraîneur-joueur. Neuf mois plus tard, Darui est limogé et le SOM est condamné à lui verser 5 000 000 de francs. De plus, des irrégularités comptables sont découvertes par la Fédération française de football et le président Fox est radié à vie.

Le club connaît alors huit années en division 2, terminant dernier en 1954 et 1956, dix-septième en 1955 et 1958. La défense somiste encaisse plus de 70 buts par saison entre 1954 et 1958 avec un record de 88 buts encaissés lors de la saison 1954-1955.

En novembre 1957, fait unique dans l’histoire du football professionnel français, un ecclésiastique, le chanoine Ferdinand Bessède, prend la présidence du club et succède à maître Jean Thévenet. Sous sa présidence, le club assainit ses finances et connaît une embellie sportive avec l’éclosion de Guy Van Sam, Marc Bourrier et Joseph Bonnel, rapidement vendus pour renflouer les caisses, et aux talents des recrues Sékou Touré, Abderrahman Mahjoub et Frédéric N’Doumbé.

Après une encourageante huitième place en 1961, les joueurs du Clapas remportent leur second titre de champion de France de division 2 l’année suivante. Ils parviennent également en demi-finale de la coupe de France où ils s’inclinent face au Nîmes Olympique (2-1). Pour son retour parmi l’élite, le SOM termine à la huitième place du championnat avec en prime le titre de meilleur buteur pour Sékou Touré mais dès la saison suivante, les Montpelliérains chutent à la dix-neuvième place et quittent à nouveau la division 1.

• Derniers sursauts et abandon du statut professionnel:

Le SOM va alterner, durant six ans, le bon (huitième en 1964, sixième en 1965) et le moins bon (dix-septième en 1967 et 1969, seizième en 1968) en Division 2.

La coupe de France ne réussit plus aux somistes qui ne dépassent pas les 1/32e de finales. Ils atteignent néanmoins les demi-finales de la Coupe Drago en 1965 après avoir éliminé quatre clubs de division 1, mais chutent devant le RC Lens après prolongation (2-1).

Le SOM connaît à cette période deux évènements qui vont jouer un rôle important pour son avenir. En 1966, le chanoine Bessède, trop pris par son ministère cultuel à Béziers, laisse la présidence à René Archimbeau après neuf ans à la tête du club. Lors de la saison 1967-1968, le SO Montpelliérain abandonne le parc des sports, promis à la démolition, pour rejoindre le nouveau stade Richter. Ce déménagement va provoquer la désaffection du public, qui ne se reconnaît pas dans ce nouveau stade trop grand, glacial, et plus loin du centre-ville.

En grandes difficultés financières, le club ayant 500 000 francs (50 millions d’anciens francs d’avant 1960) de déficit auprès de l’URSSAF, le Groupement des clubs autorisés refuse l’engagement du SOM en championnat professionnel. Le club doit abandonner le monde professionnel, après trente-sept ans de présence, et se retrouve relégué en CFA en 1969.

• Montpellier Littoral SC:

Un an plus tard, le SOM connaît une saison difficile en CFA finissant neuvième sur treize. Le club, toujours endetté, dépose alors le bilan.

Sous l’impulsion de maître Jean Thévenet, il se transforme en Montpellier Littoral puis fusionne avec le Sport Club Montpelliérain, le doyen des clubs montpelliérains créé en 1908 par le père Gustave Fabre.

Cette fusion avec le SCM donne naissance au Montpellier Littoral Sport Club (MLSC) et permet au club d’être repêché sur dossier dans la toute nouvelle division 2 « open ». Le MLSC adopte alors le numéro fédéral du Sport Club Montpelliérain, le no 50099.

Le MLSC dirigé par Hervé Mirouze ne reste que deux ans en seconde division. En proie de nouveau aux difficultés financières, il n’est pas autorisé à repartir dans ce championnat en 1972-1973 et se retrouve relégué en division 3. Classé à la quinzième position dans le groupe Sud au printemps 1974, le club connaît une nouvelle relégation et quarante-deux ans après, le Montpellier LSC redécouvre la division d’honneur du Sud-Est. La majorité de l’effectif, notamment Serge Delmas, quitte alors le club et rejoint la Formation Sportive de Nettoiement, le club corporatif de Louis Nicollin.

Le 1er juin 1974, les supporteurs connaissent une nouvelle fusion entre le Montpellier Littoral SC et l’AS Paillade, club créé en 1967, tout juste promu en promotion d’honneur. L’ASP est un club en pleine expansion mais il manque de dirigeants et d’éducateurs pour viser plus haut et mettre en place de bonnes équipes de jeunes. Le MLSC est lui abandonné par ses derniers supporteurs mais possède en revanche des éducateurs d’expérience, il compte également 300 jeunes licenciés. Le rapprochement entre les deux associations est donc tout naturel et débouche sur une fusion. Le club prend alors le nom de Montpellier la Paillade Sport Club Littoral (MPSCL) et déménage au stade de la Mosson, petit stade du quartier de La Paillade.

Cette fusion n’empêche pas cependant au MPSCL d’être dernier de son groupe de division d’honneur après cinq journées. Le club n’a remporté aucun de ces matchs perdant ainsi 5-0 contre l’Indépendante Pont-Saint-Esprit à domicile. Dans le même temps, la Formation Sportive de Nettoiement vient de réaliser de belles performances sportives en étant finaliste de la coupe de France corporative au printemps 1974.

À l’instigation d’un journaliste de Midi libre, Carlo Llorens, un rapprochement a lieu entre Louis Nicollin et les dirigeants du MPSCL. Le 5 novembre, après des négociations difficiles, ces derniers acceptent de démissionner du comité directeur pour laisser entrer Louis Nicollin en qualité de coprésident aux côtés de Roger Prouget, président du MLSC puis du MPSCL. Nicollin dissout son équipe corporative et « transfère » ses joueurs au Montpellier la Paillade Sport Club Littoral. Le club fait alors une spectaculaire remontée et se maintient en finissant huitième de son groupe de division d’honneur.

De la Paillade au MHSC (1974-1989)


• De la Division d’Honneur à la Division 1 en 8 ans:

En 1975, Louis Nicollin, devenu très vite l’unique président du club, réalise son premier coup d’éclat en faisant signer Fleury Di Nallo, l’ex-petit prince de Gerland. Le MPSCL se classe alors premier du groupe sud-est de division d’honneur et monte en troisième division après des barrages remportés contre le Hyères FC. Fleury Di Nallo termine meilleur buteur du groupe avec vingt et un buts. Le club se fait également remarquer en coupe de France en atteignant les 16e de finale où il s’incline face à l’US Dunkerque.

L’année suivante, le Montpellier Paillade Sport Club (MPSC), la particule Littoral étant abandonnée, est entraîné par Robert Nouzaret et finit huitième du groupe Sud de division 3. L’équipe est un mélange entre de jeunes joueurs (Jean-Louis Gasset, Jean-Marc Valadier, Mama Ouattara) et d’anciens de première division tels que Luigi Landi, Henri Augé, Jean-Pierre Betton et Fleury Di Nallo. C’est encore en coupe de France que La Paillade fait parler d’elle au niveau national, en éliminant l’Olympique de Marseille, le tenant du titre, 2-1 en 1/32e de finale cependant le club est éliminé par le Nîmes Olympique au tour suivant. Le MPSC accède dès la saison suivante à la seconde division en finissant second derrière la réserve de l’OGC Nice et ce quarante mois seulement après le début de la présidence de Louis Nicollin.

Le club redevenu professionnel voit son effectif profondément remanié pour cette saison en seconde division. Dix nouveaux joueurs rejoignent le club, notamment Alain Hopquin et Patrick Baldassara en défense et Hugo Curioni et Bernard Ducuing en attaque. Des héros de la montée ne subsistent que Jean-Louis Gasset, Eric Edwige et Mama Ouattara. Le club finit sixième du championnat après avoir été longtemps en course pour les barrages. En coupe, le club élimine successivement deux clubs de division 1, le voisin nîmois et l’Olympique lyonnais avant d’être éliminé par l’AJ Auxerre en huitièmes de finale.

Pour sa seconde saison en Division 2, l’effectif est encore renforcé avec la signature de Guy Formici, Régis Durand, José Pasqualetti et des internationaux Jacky Vergnes, Michel Mézy et Christian Sarramagna. En championnat, malgré les dix-neuf buts de Jacky Vergnes, meilleur buteur du groupe B, le club finit à la huitième place. En coupe, les Pailladins effacent le RC Lens puis l’AS Saint-Étienne de Michel Platini en quart de finale grâce à un but de Jacky Vergnes. En demi-finale, le club est opposé à l’AS Monaco. Après une défaite 2-1 à l’extérieur, les Héraultais ne s’inclinent, au match retour, que dans les prolongations (4-2).

En 1980, Kader Firoud succède à Robert Nouzaret au poste d’entraîneur. Le MPSC finit premier du groupe A de division 2 et accède ainsi à la première division, sept ans après sa reprise en main par Louis Nicollin. La défense, dirigée par le capitaine Michel Mézy, n’encaisse lors de cette saison que dix-sept buts. Le Montpellier PSC ne parvient cependant pas à remporter le titre de champion national de division 2 s’inclinant sur deux matchs face au Stade brestois (5-2). Dans le même temps, le club reste fidèle à son statut d’équipe de coupe en atteignant les quarts de finale après avoir battu l’OGC Nice et le FC Metz, équipes de première division. Ils s’inclinent contre l’AS Saint-Étienne qui prend ainsi sa revanche de l’année précédente (3-2 sur les deux matchs).

Pour ce retour au premier plan national, le club recrute notamment Victor Trossero, Jacques Santini et le Brésilien Luizinho. Mais les Pailladins déchantent vite et se retrouvent aux dernières places du championnat subissant des défaites retentissantes, 6-1 face au Lille OSC, 7-0 face au FC Nantes. Les recrues n’apportent pas le plus espéré, les héros de la montée sont vieillissants et souvent blessés. À la trêve, Kader Firoud est démis de ses fonctions et remplacé par Jacques Bonnet, Michel Mézy abandonne le terrain devenant manager général. Cela ne suffit pas pour sauver le club qui finit dernier avec la plus mauvaise attaque et la plus mauvaise défense du championnat. Les Pailladins sont même éliminés au premier tour de la coupe de France par l’US Sanary-sur-Mer, un club amateur. Louis Nicollin, désabusé, déclare en fin de saison « Certains joueurs ont abusé de mes faiblesses et ont lamentablement laissé tomber le club. Je souhaite ne jamais revivre une saison comme celle-là! ».

• Division 2 puis remontée:

Le retour à la division 2 en 1982 se fait sous le signe de la rigueur, le club s’étant endetté à la suite de l’effort de recrutement effectué pour le passage en division 1. Victor Trossero, Luizinho et les anciens Christian Sarramagna, Guy Formici et Alain Hopquin, quittent le club. L’équipe bénéficie cependant du retour de Jean-Marc Valadier, tout juste champion de France avec l’AS Monaco, attiré par les promesses de reconversion au sein du groupe de Louis Nicollin. Après quatre défaites de suite faisant entrevoir le pire, le club enchaîne cinq victoires pour se relancer et finalement terminer septième du groupe A de division 2.

Les deux saisons suivantes en division 2 sont marquées par l’émergence des jeunes joueurs formés au club comme Gérald Passi, Franck Passi, Laurent Blanc, Pascal Baills et Kader Ferhaoui. Le MPSC, de nouveau entraîné par Robert Nouzaret, termine dans le haut du tableau en se classant cinquième puis quatrième de son groupe, ratant les barrages pour un point en 1984-1985.

Michel Mézy succède à Robert Nouzaret en 1985 et le club finit cinquième de son groupe de championnat avec la meilleure attaque et le meilleur buteur du groupe, Jean-Marc Valadier avec vingt-deux buts. En 1986, Louis Nicollin fixe l’objectif dès le début de saison « On monte ou je m’en vais ! ». Pour l’atteindre, le club recrute Stéphane d’Angelo au poste de gardien, Nenad Stojkovic et Franck Lucchesi en défense, Jean-Claude Lemoult et Gérard Bernardet au milieu et enfin Roger Milla en attaque. Malgré un mauvais départ, deux défaites et deux nuls lors des cinq premières journées, le club prend la tête du championnat dès le 21 octobre et ne la quitte plus. Lors du dernier match du groupe, les Pailladins dominent l’Olympique lyonnais 3-1 et accèdent ainsi à la première division six ans après grâce à un trident offensif composé de Laurent Blanc, de Gérard Bernardet et de Roger Milla qui inscrit quarante et un des soixante-treize buts du club, et sur une défense solide bien dirigée par Stéphane d’Angelo et Nenad Stojkovic. Dans le match des champions de division 2, les Héraultais s’imposent face aux Chamois niortais (4-1) sur l’ensemble des deux matchs.

Pour éviter de reproduire les erreurs de 1981, Louis Nicollin et Michel Mézy, redevenu manager général, procèdent à un recrutement ciblé et non massif. Cinq joueurs seulement rejoignent le club : un gardien, Albert Rust, un défenseur Júlio César recruté au Stade brestois pour 8 000 000 francs, un milieu Thierry Laurey et deux attaquants Christian Pérez et Patrick Cubaynes. L’équipe entraînée par Pierre Mosca s’impose dès l’automne comme un prétendant aux premières places, le Paris SG est battu 4-1, le Matra Racing 6-1. En fin de saison, le club réalise un parcours exceptionnel : sur les douze derniers matchs, il ne concède que deux matchs nuls, marque trente-trois buts et s’impose à neuf reprises dont un 5-0 contre l’AS Saint-Étienne puis un 4-0 contre l’Olympique de Marseille. Les Montpelliérains finissent troisièmes du championnat avec la meilleure attaque de Division 1 obtenant ainsi une qualification en coupe UEFA.

Parallèlement au retour du football montpelliérain au premier plan, Louis Nicollin transforme le MPSC en club omnisports (football, rugby, basket, handball et athlétisme) entre les années 1985 et 1989. Mais la municipalité ne voit pas d’un très bon œil que le sport montpelliérain soit sous la coupe d’un seul homme. Sous la pression du maire Georges Frêche, les sections vont prendre leur autonomie et le MPSC redevient un club exclusivement tourné vers le football.

Le Montpellier Hérault SC (depuis 1989)


• Division 1 et victoire en CDF (1989-1999)

En 1989, le club est rebaptisé Montpellier Hérault Sport Club (MHSC) à la suite du soutien financier du Conseil général de l’Hérault et à celui accru de la ville de Montpellier. Il affiche ses ambitions en recrutant Aimé Jacquet, triple champion de France avec les Girondins de Bordeaux, comme entraîneur ainsi que le meilleur joueur sud-américain de l’année, Carlos Valderrama, un tandem victorieux du championnat d’Europe espoirs 1988 qu’est Éric Cantona et Stéphane Paille, Wilbert Suvrijn, champion d’Europe avec les Pays-Bas, ainsi que Daniel Xuereb et Vincent Guérin. La saison se révèle cependant chaotique, le club est englué dans les dernières places du championnat et un incident de vestiaire oppose Éric Cantona et Jean-Claude Lemoult à la suite d’une défaite à Lille. Au printemps, alors que le club est lanterne rouge, Aimé Jacquet est remercié et Louis Nicollin rappelle Michel Mézy qui redonne vie au groupe et convainc Laurent Blanc de reculer au poste de libéro aux côtés de Julio César. Le club termine finalement la saison treizième et, en coupe de France, écrit une des plus belles pages de son histoire. Après avoir éliminé successivement le FC Istres, le CS Louhans-Cuiseaux, le FC Nantes et l’Olympique avignonnais, les Pailladins battent en demi-finale l’AS Saint-Étienne à Geoffroy-Guichard grâce à un but d’Éric Cantona. En finale, le club est opposé au Matra Racing et au bout d’un match tendu, les Héraultais s’imposent en prolongations grâce à un but de Laurent Blanc sur coup franc et un but de Kader Ferhaoui. Quatre jours après, Michel Mézy quitte cependant le club et rejoint le Nîmes Olympique.

Lors de la saison 1990-1991, le MHSC, entraîné par Henryk Kasperczak est l’auteur d’un parcours remarquable en coupe des vainqueurs de coupes. Opposé au premier tour au PSV Eindhoven de Romário, le club s’impose 1-0 à domicile grâce à Jacek Ziober puis résiste brillamment à l’extérieur (0-0). Devant la suffisance des Hollandais qui avaient pris de haut son équipe, Louis Nicollin déclare « Ils nous ont pris pour des jambons et nous leur avons montré qui nous étions ». Les Montpelliérains effacent ensuite le Steaua Bucarest (5-0 puis 3-0 à l’extérieur) et retrouvent en quarts de finale le grand Manchester United. Les Pailladins obtiennent le partage des points à Old Trafford mais s’inclinent lors du match retour (0-2). En championnat, les joueurs, usés mentalement par la coupe d’Europe, sont moins performants et le club finit septième. À l’intersaison, le club voit partir Laurent Blanc, transféré au SSC Naples, Carlos Valderrama, Daniel Xuereb et Jean-Claude Lemoult. Le Montpellier Hérault remporte tout de même en début de saison 1991, la coupe d’été en s’imposant face au SCO Angers (3-1) et finit ensuite à la sixième place du championnat grâce notamment aux quatorze buts de Fabrice Divert.

Aljoša Asanović est la principale recrue de la saison 1992-1993 où Gérard Gili succède à Henryk Kasperczak au poste d’entraîneur et a pour adjoint Jean-Louis Gasset. Le club finit dixième du championnat et atteint les quarts de finale de la coupe de France. Une nouvelle génération de joueurs formés au club apparaît en équipe première, celle-ci atteint l’année suivante la finale de la coupe d’été où le club s’incline face à Lens (3-2). Le Montpellier HSC s’incline également en finale de la coupe de France contre l’AJ Auxerre (3-0), avec sept joueurs issus du centre de formation sur la pelouse.

La saison suivante, le club lutte toute l’année contre la relégation. Alors que le MHSC est lanterne rouge à la fin des matchs allers, Gérard Gili est remplacé par Michel Mézy de retour du Nîmes Olympique et le club redresse la situation et termine dix-septième du championnat.

En 1995, le club recrute comme gardien Bruno Martini et comme attaquant Ibrahima Bakayoko, qui va remporter la coupe Gambardella en fin d’année. Le club finit à la sixième place, ce qui lui ouvre les portes de la coupe de l’UEFA pour la seconde fois de son histoire. Le Montpellier Hérault atteint la demi-finale de la coupe de France où il est le grand favori du match contre les voisins nîmois, alors en National. Les Pailladins s’inclinent 1-0, provoquant la fureur du président Nicollin.

Les saisons suivantes, le club finit dans le ventre mou du championnat, il atteint les demi-finales de la coupe de la Ligue en 1997 et en 1999. Il dispute également la coupe de l’UEFA en 1997 et la coupe Intertoto en 1998 dans un stade de la Mosson agrandi pour la coupe du monde de football de 1998.

• Retour en division 2 (1999-2008)

En 1999-2000, le club, renforcé par Patrice Loko et Reynald Pedros, réalise un bon début de saison. L’équipe gagne à domicile contre Lyon et Marseille et remporte la coupe Intertoto face à Hambourg. Ces débuts encourageants ne sont qu’un feu de paille : le MHSC ne remporte qu’un seul de ses treize matchs de la mi-septembre à la trêve. Le remplacement de Jean-Louis Gasset par Michel Mézy à la mi-saison n’entraîne pas, cette fois-ci, le redressement du club. Le club descend en Division 2 après treize saisons consécutives parmi l’élite.

Louis Nicollin laisse alors la gestion du club à son fils Laurent en gardant cependant son poste de président de la SASP. D’un point de vue sportif, le Montpellier HSC termine troisième du championnat, synonyme de remontée, sans avoir quitté les premières places de toute la saison. Le club termine avec la meilleure défense du championnat.

Le retour en Division 1 se fait dans l’austérité : le MHSC recrute peu et fait principalement confiance à son centre de formation, neuf nouveaux contrats professionnels sont ainsi signés. Le club va d’ailleurs de plus en plus s’appuyer sur son centre au cours des saisons suivantes. À la douzième journée du championnat, le club est relégable et Michel Mézy est démis de ses fonctions par Louis Nicollin. Il est remplacé par un trio d’entraîneurs mené par Gérard Bernardet. En fin de saison 2002-2003, le trajet que celui-ci effectue à vélo jusqu’à Lourdes pour fêter le maintien in-extremis des Héraultais parmi l’élite n’évite pas la relégation lors de l’exercice suivant avec une série noire de quatorze matchs sans victoire et des lourdes défaites comme face au Paris SG (6-1).

De nouveau en Ligue 2, et après deux saisons de transition sans moyens financiers importants, Teddy Smith ayant mis fin à un partenariat de cinq années avec le club, le MHSC entend retrouver la Ligue 1 au plus vite avec Jean-François Domergue. Après deux saisons médiocres, le club se retrouve sous la menace de la relégation en National. Devant cette situation, Louis Nicollin retire avec fracas la responsabilité de l’équipe première à Jean-François Domergue et, après le refus de Laurent Blanc, engage Rolland Courbis. L’opération maintien est un succès grâce à une victoire obtenue sur un penalty de Víctor Hugo Montaño, lors de la dernière journée, contre Grenoble (1-0).

Lors de la saison suivante, l’équipe se maintient toute la saison dans la première moitié du classement et termine à la huitième place.

• Le renouveau du club et son apogée (depuis 2008)

En 2008, le club réalise un recrutement de qualité en engageant Joris Marveaux et Tino Costa, venus respectivement du Clermont Foot et du FC Sète et se fait prêter Garry Bocaly. À six journées de la fin, à la suite des défaites dans le derby face au Nîmes Olympique puis face au RC Lens, le Montpellier Hérault est sixième à cinq points de la troisième place. Une belle fin de saison lui permet de jouer un match décisif pour la montée, face au RC Strasbourg, lors de la dernière journée. Montpellier s’impose 2-1 sur deux buts de Joris Marveaux et Tino Costa, le gardien montpelliérain Johann Carrasso arrêtant un penalty. Le MHSC retrouve la Ligue 1, cinq ans après l’avoir quittée, avec la meilleure attaque du championnat. Ce match est également marqué par la fin de carrière du capitaine Bruno Carotti et par le départ de l’entraîneur de la remontée Rolland Courbis.

De retour dans l’élite, René Girard est nommé entraîneur. Pour assurer le maintien, le MHSC s’appuie sur les joueurs de la montée et sur des recrues d’expérience comme Cyril Jeunechamp, Romain Pitau, Geoffrey Dernis et Emir Spahić. L’ex-entraîneur des espoirs français met en place un jeu rapide à base de pressing et de passes courtes salué par la presse.

Les Héraultais réalisent une première partie de saison inespérée, en étant troisièmes du championnat à la trêve hivernale puis deuxièmes au soir de la vingt et unième journée. Les Pailladins accomplissent de beaux exploits comme la victoire à Gerland contre l’Olympique lyonnais (2-1) lors de la dix-neuvième journée ou encore celle contre l’Olympique de Marseille (2-0) lors de la vingt-deuxième journée. Relégué à la sixième place du championnat après une défaite face à l’Olympique lyonnais (0-1), le Montpellier HSC termine cinquième du championnat à la suite d’une victoire au Parc des Princes (3-1) et se qualifie ainsi pour la Ligue Europa. La saison suivante, le MHSC parvient en finale de la coupe de la Ligue où il est battu par l’Olympique de Marseille (1-0). En championnat, après un bon début de saison, le club termine à la 14e place.

Lors de la troisième saison du club depuis son retour dans l’élite, le Montpellier HSC déjoue tous les pronostics de début de saison en devenant pour la première fois de son histoire champion de France lors de l’ultime journée d’une saison où le club n’aura quitté qu’une seule fois les deux premières places. Pour réaliser cette performance, René Girard s’appuie sur de jeunes joueurs ayant remporté la Coupe Gambardella 2008-2009 comme Younès Belhanda, sur des joueurs d’expérience tels Vitorino Hilton arrivé lors de l’inter-saison et des joueurs confirmant leur potentiel comme Olivier Giroud, qui termine meilleur buteur du championnat, et Henri Bedimo. La saison suivante, le club termine dernier de la Ligue des champions, et en championnat, se classe à la 9e place du classement, sans jamais avoir donné l’impression d’être capable de défendre son titre. Après une saison encore plus compliquée où le club fini 15e après avoir remplacé Jean Fernandez, Rolland Courbis remet une fois de plus le club sur les rails en les menant lors de la saison 2014-2015 à une inespérée septième place échouant de peu à obtenir une qualification européenne. Il démissionne le 23 décembre 2015.

Image et identité


• Date de fondation:

Pour les historiens du football, le MHSC naît en 1919 lors de l’éclosion du SOM. Les fusions, absorptions, changements de nom n’étant considérés par ces spécialistes que comme des péripéties de la vie d’un même club.

Arrivé au club le 5 novembre 1974, Louis Nicollin rachète pour 400 000 francs à l’ancien président Jean Thévenet un MPSCL déjà existant et déjà engagé en compétition. Cependant les dirigeants actuels considèrent que le MHSC a été créé à son arrivée en qualité de coprésident, 1974 apparaît ainsi sur le logo du club et les « 30 ans du club » ont été fêtés en novembre 2004, le palmarès et les résultats antérieurs à cette date de création étant oubliés.

 • Noms et blasons:

Le nom du club a subi des changements tout au long de son histoire. Initialement Stade Olympique Montpelliérain, il devient le Sports Olympiques Montpelliérains entre 1926 et 1937 pour souligner le caractère omnisports du club. En 1937, il est baptisé à nouveau Stade Olympique Montpelliérain afin d’échapper aux créanciers. En 1941 et durant trois saisons, le club est forcé par les autorités de Vichy à fusionner avec le club de rugby montpelliérain (USM : Union Sportive Montpelliéraine) et est connu alors sous le sigle USOM (Union des Sports Olympiques Montpelliérains).

En 1970, le SOM se transforme en Montpellier Littoral SC puis en Montpellier la Paillade Sport Club Littoral en 1974. En 1976, la particule Littoral est supprimée et le club est rebaptisé Montpellier Paillade Sport Club avant d’adopter son nom actuel en 1989, Montpellier Hérault Sport Club. Lorsque Laurent Nicollin prend en main la gestion du club, il remplace le logo « grand « M » » par le logo actuel, ressemblant à celui du Bayern Munich et de l’Espanyol Barcelone. En juillet 2014, le club présente pour les 40 ans à la tête du club de Louis Nicollin, un logo spécifique pour la saison 2014-2015.

• Historique des fusions et changements de nom:

fusions
de 1908 à Aujourd’hui

• Logos et blasons du club:

blasons
de 1919 à Aujourd’hui

• Couleurs et maillots:

À la création du SOM en 1919, les couleurs du club sont le « blanc avec écusson rouge » puis le « blanc avec parements rouge ». Le « rouge et blanc » est alors considéré comme les couleurs de la ville de Montpellier. On les retrouve sur les armoiries de la ville avec l’écusson rouge sur fond blanc, symbole des Guilhem, les premiers seigneurs de la cité.

Les différentes fusions (avec le SCM en 1970 puis avec l’ASP en 1974 tous deux jouant en bleu) ne changeront pas les couleurs du club même si le « rouge et bleu » a été un temps adopté aux débuts du MPSCL (le rouge du MLSC et le bleu de l’ASP). En 1989, le MPSC devient le MHSC et le maire de Montpellier, Georges Frêche, impose à tous les clubs de haut-niveau subventionnés par la mairie de se parer de « bleu et blanc ». Ces nouvelles couleurs choisies par la municipalité pour représenter Montpellier sont également issues des armoiries de la ville.

En 1990, la couleur orange apparaît à la demande du Conseil général de l’Hérault qui sponsorise le club, l’orange étant la couleur du soleil que l’on retrouve sur le logo du Conseil général, tandis que le blanc finit par disparaître. « Orange et bleu » deviennent alors les couleurs singulières du MHSC.

Le « rouge et blanc » réapparaît, en 2006, pendant trois saisons pour symboliser le retour aux valeurs de La Paillade. Mais les supporteurs Montpelliérains ne veulent pas abandonner le « orange et bleu » et font une pétition qui incite les dirigeants pailladins à proposer un référendum. Le résultat est sans appel et près de 75 % des supporters demandent le retour au « orange et bleu », le « rouge et blanc » devenant les couleurs du maillot extérieur ou du troisième maillot selon les saisons.

• Évolution du maillot montpelliérain:

evo
de 1928 à Aujourd’hui

Structures du club


• Stades:

À sa création, le SOM ne dispose pas de son propre stade et évolue la plupart du temps au Parc à Ballons, près de l’actuel Lycée Mermoz, ou au Champ de Manœuvres, avenue de Toulouse, terrains prêtés par l’armée.

En 1920, l’Association Générale Sportive Montpelliéraine (AGSM) regroupant des passionnés de sport, rassemble des fonds et fait l’acquisition d’un terrain situé dans le quartier des Aubes. Elle loue ce stade des Aubes (que l’on pourrait situer aujourd’hui entre l’avenue Saint-Maurice de Sauret, l’avenue de Saint-Maur et la voie ferrée) aux somistes.

Faute de moyens suffisants, l’AGSM ne finit pas l’aménagement du stade qui ne dispose ni de clôtures ni de tribunes, les projets de courts de tennis et de piste d’athlétisme étant abandonnés. Les rentrées au guichet se font maigres et le SOM exige des travaux au loueur. À l’aube de la saison 1922-1923, l’AGSM expulse son locataire jugé trop difficile et le SOM se retrouve à nouveau sans terrain fixe. Privé du stade des Aubes à partir de l’été 1922, le SOM évolue à nouveau sur des terrains prêtés par l’armée.

En juillet 1923, le comité directeur du SOM annonce l’acquisition d’un terrain situé en pleine ville (dans l’actuel quartier d’Antigone, à 500 mètres au sud-est de la place de la Comédie). Le parc des Sports de l’avenue du Pont Juvénal peut accueillir jusqu’à 18 000 spectateurs. Le 30 septembre 1923, un match amical est organisé pour son inauguration : le SOM s’impose 2-1 devant l’AS Cannes.

Pendant près de 50 ans, le parc des sports accueille les rencontres du SOM. Vieillissant, il est progressivement abandonné lors de la saison 1967-1968, au profit du nouveau stade Richter. Le dernier match au parc des sports est un huitième de finales aller de Coupe de France entre le Montpellier Littoral Sport Club et l’AS Monaco (1-4), joué le 28 mars 1971.

Le SOM prend ses quartiers dans le nouveau stade Richter, situé au niveau de l’actuelle faculté de sciences économiques, mais son inconfort, son éloignement par rapport au centre-ville et le peu de résultats du SOM n’attirent pas la foule. Seulement 440 spectateurs assistent à la rencontre de Division 2 SOM – AS Cannes le 4 mai 1968 et 750 lors de SOM – FC Nancy en 1969.

En 1974, la fusion du Montpellier Littoral SC et de l’AS Paillade entraîne le déménagement du club du stade Richter vers le stade de la Mosson, un petit stade d’un quartier tout juste sorti de terre qui accueille au début des années 1970 les rencontres de l’équipe de quartier pailladine.

Néanmoins, au début de la saison 1974-1975, c’est encore le stade Richter qui abrite les rencontres du MPSCL, le stade de la Mosson n’étant pas homologué par la Ligue. Cette décision provoque la démission du président pailladin Emmanuel Tur qui laisse sa place à Roger Prouget. Jusqu’en 1976, certaines rencontres importantes se jouent dans l’ancien stade, plus grand et mieux aménagé. Ainsi, le 28 février 1976, le MPSC reçoit l’US Dunkerque au stade Richter pour le compte des seizièmes de finale aller de la coupe de France, dernier match de football du club dans cette enceinte qui disparaît pour laisser la place à un espace de spectacles puis à un nouveau quartier.

Le stade de la Mosson se modernise en 1977 quand le MPSC est opposé au Nîmes Olympique en coupe de France. Des tribunes sont apportées d’Annecy, les vestiaires sont agrandis et les supporters créent une butte de terre sur laquelle des traverses de chemin de fer sont installés en guise de gradins. De cet épisode reste le surnom de « la Butte », attribué à l’actuelle tribune « Étang de Thau ». En 1987, lors du retour en première division, la tribune présidentielle est montée en un mois et demi et le stade peut accueillir 15 000 spectateurs. Deux autres tribunes sont ensuite construites portant le stade à 25 000 places.

Depuis 1997, six tranches de travaux ont porté la capacité à 35 500 places assises dont 19 579 couvertes permettant au stade d’accueillir des matchs de la coupe du monde de football de 1998 et de la Coupe du monde de rugby à XV 2007. La capacité a été ramenée à 32 900 places pour des raisons de sécurité et d’aménagements ultérieurs. Rebaptisé « Stade de la Mosson – Mondial 98 » après la coupe du monde, il est la propriété de la communauté d’agglomération de Montpellier qui le loue au club.

Lors de la saison 2014-2015, le club est obligé de s’exiler pour six matchs au Stade Altrad, l’antre du club de rugby de la ville à la suite d’inondations ayant rendu inutilisable de la Stade de la Mosson.

• Centre de formation:

Le centre de formation du Montpellier HSC est créé en 1978, avec le passage du club au statut professionnel. Son premier directeur est Jacques Bonnet assisté par Serge Delmas jusqu’en 1984. Actuellement, le manager sportif du centre de formation est Jean-François Domergue qui a succédé à Serge Delmas qui occupait ses fonctions de 2000 à 2009.

Le centre est situé sur le domaine de Grammont à proximité du siège du club et des centres d’entraînement. Le club de Montpellier a signé des conventions de partenariat avec six clubs régionaux : l’Entente Perrier Vergèze, le FC Sète, le Gallia Club Lunel, la Clermontaise, l’AS Béziers et l’AS Fabrègues. Le MHSC leur apporte un appui technique et en échange les meilleurs jeunes de ces clubs sont orientés vers le centre de formation montpelliérain.

La Direction technique nationale de la Fédération française de football établit chaque année un classement des centres de formation en se basant sur des critères concernant les jeunes joueurs formés au club (nombre de contrats professionnels signés par les jeunes joueurs formés au club, nombre de matches joués en équipe première par les joueurs formés au club, nombre de matches joués en sélection nationale par les joueurs formés au club nombre de diplômes scolaires obtenus par les joueurs formés au club) et le statut des éducateurs. Sur trente-deux centres de formation, Montpellier se classe second en 2007, 11er en 2008, 7een 2009 et septième en 2010.

Le centre fournit chaque année de nombreux joueurs à l’équipe première. On compte ainsi trois joueurs formés au club lors de la victoire en coupe de France en 1991. Seize joueurs sur les vingt-neuf du groupe professionnel en 2010 portent les couleurs du club depuis leur plus jeune âge.
Sept internationaux français sont issus du centre de formation.
Cinq internationaux A’ sont également sortis du centre de formation du club.
Le centre a aussi formé plusieurs internationaux étrangers

Rivalités


• Rivalités régionales:

Des années 1920 jusqu’au début des années 1960, le principal rival pour l’hégémonie régionale du SO Montpellier est le FC Sète. Ce dernier, auteur du 1er doublé Coupe-Championnat dans les années 1930 est à cette époque une grande équipe du football français.

Une vingtaine de kilomètres séparant les deux villes, de nombreux derbys en Division 1, en Division 2 ou en coupe de France, attirent de grandes foules aux Métairies de Sète ou au parc des sports de Montpellier.

Cette rivalité atteint son paroxysme lors de la saison 1933-1934 où au cours d’une confrontation, André Guillard, gardien de but du SOM est expulsé pour avoir assommé l’attaquant sétois Istvan Lukacs qui le provoque depuis le début du match. Il est alors suspendu six mois par la fédération française de football, punition jugé excessive par les Montpelliérains qui y voient l’œuvre de Georges Bayrou, le président sétois.

Mais le déclin du club sétois, au début des années 1960, puis celui du SOM, à la fin des années 1960, font disparaître cette rivalité départementale.

Lorsque les Pailladins reviennent sur le devant de la scène à la fin des années 1970, c’est le Nîmes Olympique qui a la suprématie régionale et Louis Nicollin s’appuie ainsi sur de nombreux anciens nîmois pour développer le club tels Luigi Landi, Jean-Pierre Betton ou Henri Augé. Le transfert de Michel Mézy en 1979 est un des déclencheurs de la rivalité entre les deux villes, le président nîmois considérant qu’il s’agit d’un vol et d’une trahison du joueur à qui il interdit de disputer la fin de la saison, le privant ainsi du titre de meilleur libéro. Cette rivalité va grossir entre les deux clubs lorsqu’ils se retrouvent ensemble en seconde division et à mesure que les Montpelliérains prennent l’ascendant sur le football régional. Ces rencontres vont être de plus en plus tendues au fil des années à l’image de la demi-finale de la coupe de France 1996 où le Nîmes Olympique, retombé alors en National, affronte une équipe pailladine, 7e de Division 1. Les déclarations d’avant match de Louis Nicollin et la victoire finale des Nîmois vont rendre les derbys suivants entre les deux clubs encore plus exaltants. Les relégations successives de Nîmes Olympique sont ainsi saluées par des banderoles au stade de la Mosson. De nos jours, à l’approche de chaque match entre les deux clubs, les passions restent exacerbées entraînant de nombreux dérapages verbaux et incidents entre supporters.

Outre ces deux grandes rivalités avec le FC Sète et le Nîmes Olympique, d’autres derbys ont eu lieu avec l’AS Béziers et l’Olympique d’Alès. Les relations avec ces deux clubs n’ont cependant jamais été tendues, une convention de partenariat étant même signée avec l’Olympique d’Alès dans les années 1990. Les derbys sont l’occasion pour chacun de ces clubs de remplir le stade.

Dans les années 1980, il n’est pas rare de voir les 5 clubs languedociens dans le même groupe de Division 2.

• Rivalité nationale:

Il existe une rivalité qui n’est pas vraiment régionale, mais plutôt due à la popularité de l’Olympique de Marseille. En effet depuis la période glorieuse de l’OM, de nombreux Héraultais préfèrent soutenir le voisin marseillais au club local. Cette popularité se constate particulièrement lors du déplacement des olympiens au stade de la Mosson, puisque le MHSC fait quasiment toujours ses meilleures affluences lors de ces rencontres. Le club, pour lutter contre ce phénomène, a mis en place, lors de la saison 2009-2010, un système de location favorisant les supporters montpelliérains.

Publicités